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Les hommages des obsèques

Après un Premier texte de tes amis lu par Marlène, Jean-Marc a accepté de lire celui-ci que nous avons écris avec Cathy :

 Jonathan, tu es né le 23 avril 1988 à L’UNION, en Haute Garonne, et tu aurais eu 21 ans dans deux mois.

Toute ton enfance à SAINT JORY s’est déroulée chaleureusement, entouré de tes amis, camarades de classe, de tes oncles et de ta grand mère qui avait toujours un œil protecteur sur toi, et de ta cousine Aurélie que tu considérait comme ta sœur.

Par ton charisme et ton sens du travail en équipe, tu as excellé dans ton parcours scolaire au Primaire et aussi au sein de l’équipe de football locale.

Des petits coups de cœur pour Audrey ont parsemé ton enfance de chaleur et de tendresse.

1997, changement de cap, rencontre amoureuse de ta mère avec Michel pour qui tu avais déjà beaucoup d’affinité , et tu as demandé à ta mère qu’il devienne ton papa, lassé d’être élevé par des femmes (ta mère et ta grand mère)

Et en 1998, tu es parti à NIORT, pour une nouvelle vie de famille, qui s’est agrandie avec la naissance de tes deux frères, Anthony en 1999 et Enzo en 2003. Tu as su te montrer un grand frère attentionné et protecteur, jusqu’à ces derniers jours.

Ton premier rêve et objectif était de devenir pilote de chasse, ce qui avait motivé une conduite physique irréprochable, mais aussi une assiduité dans les études, et un sens aiguisé de la compétition.

Toujours dans les premiers, au cours de ton parcours scolaire, tu étais également apprécié de tes professeurs, pour tes interventions soutenues et ton intéressement aux cours.

Une luxation de l’épaule due à une chute de vélo a anéanti ton avenir de pilote de chasse, pour choisir, après un BAC S obtenu avec la mention bien, de t’engager au Premier RPIMA. Mais ta blessure t’as à nouveau rattrapé et c’est malheureusement au bout de 06 mois de classes, que tu as du renoncer et résilier ton contrat.

Perdu dans tes aspirations professionnelles, tes parents t’ont convaincu de poursuivre un BTS dans le Bâtiment.

Tu as rencontré à cette époque une jeune femme superbe, attentionnée, et aimante pour qui tu vouais un amour sans limite.

Tu as donc décidé de prendre ton essor et quitter le nid familial.

Pendant 02 ans, tu as eu le mérite de financer votre appartement et tes études, en travaillant les soirs et les week-end ainsi que les vacances scolaire au MAC DONALD de SAINTES.

Là aussi, tu as su te faire apprécier et tu as obtenu au bout de 06 mois un poste de chef d’équipe.

Ta ténacité et ta volonté de réussir t’ont amené à briller dans toutes les choses que tu entreprenais.

Tu es la fierté de tes parents, car cumuler un BTS et un travail à 120 heures par mois, tout en obtenant au dernier trimestre des notes hautement prometteuses, peu de jeunes de ton âge y parviennent.

Votre couple a ses derniers temps, traversé bien des épreuves , tel que l’incendie de votre appartement au Noël dernier. Mais Nadège et toi, grâce à votre amour avez pu surmonter tout cela.

Et malgré tout tu as affronté ces évènements en t’impliquant dans ton BTS et ton travail.

Tous tes projets ont été anéanti ce 12 février 2009, en une fraction de seconde. Et aujourd’hui nous te pleurons.

Nous remercions ici, toutes les personnes venus spécialement pour te dire aurevoir, et te rappeler combien tu es aimé et apprécié.

Tes camarades de BTS et du Lycée de PONS, tes collègues du Mac Donald de SAINTES, tes amis de NIORT de ROYAN et de PONS, ta famille bien sûr et tous ceux qui un jour ont eu la chance de te connaître.

Un grand merci également aux camarades gendarmes et pompiers venus témoigner de leur soutien.

Tu nous manques déjà à tous. Tu pars bien trop tôt.

Nous retiendrons dans nos cœurs tes qualités de droiture, de persévérance, et d’attention bienveillante sur tes proches.

Tant de projets et de promesses d’un bel avenir, ont été balayées.

Ni toi, ni Nadège, ni personne ne méritait un tel sort.

Inconsolables nous le sommes. Dans la douleur nous restons.

Un autre texte plus court que j’ai eu la douleur de lire :

Merci à vous tous d’être venu si nombreux dire adieu à Jonathan.

Tu vois Joe, il y a tes petits frères Anthony et Enzo, et tout ceux qui t’aime et qui ont pu venir.

Cathy et moi on veut que tu saches que nous sommes fier de toi de tout le chemin que tu as parcouru depuis que tu étais un jeune gamin.

Tu as suivit de brillantes études en obtenant ton BAC S avec mention bien, on était très fier de toi.

Tu as fait un passage dans l’armée et on a été très fier de toi.

Tu as repris tes études avec un BTS de bâtiment que tu étais sur le point d’avoir on en est sûr à voir tes résultats (arrivés par accident chez nous, çà t’as rendu furieux, car tu aime ton indépendance) On est très fier de toi.

Tu es tombé amoureux de Nadège, une fille formidable, on est très fier de vous. Tu as tout pour réussir, vous avez tout pour faire un bon départ dans la vie.

Tu t’en es donné du mal, cumulant ton travail scolaire avec un travail le soir, les week end. Vous êtes des jeunes bien méritant tous les deux.

Et pourtant, vous en avez eu des embûches et des gros problèmes sur votre route.

Vos projets plein la tête, encore quelques efforts pour arriver à vivre vos rêves.

Mais voilà que tu pars, tu pars avant nous à 20 ans.

C’est juste les pires moments de notre vie de te voir partir ainsi en quelques secondes.

Joe, on est fier de toi, de tout ton parcours.

Tu es beau, charmeur, déterminé et courageux et surtout méritant.

Avec Nadège vous êtes amoureux. Tu as tout pour toi pour que vous y arriviez.

Alors après avoir passé 05 jours à t’appeler et à te demander de revenir. Il faut nous y résoudre, c’est d’adieu qu’il s’agit.

Mais on ne gardera pas de toi que quelques photos tordues sur l’album. Notre tête est pleine de tous les bons moments que nous avons eu la chance de passer avec toi.

On t’aime, mon chéri…. Adieu !

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LE DEUIL  – Extrait des amis compatissants du Québec, pour expliquer le deuil des parents.

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :

  • Nous aimerions que vous n’ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d’entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.

  • Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n’est pas parce que vous nous avez blessés. C’est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.

  • Être parent en deuil n’est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

  • Nous aimerions que vous sachiez que la perte d’un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c’est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d’un parent, d’un conjoint ou d’un animal.

  • Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

  • Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.

  • Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c’est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

  • Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.

  • Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d’un enfant. Essayez de nous accepter dans l’état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

  • Il est normal que la mort d’un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.

  • Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

  • Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu’en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.

Aimes et sois fort !!!

être fort c’est aimer quelqu’un en silence
être fort c’est irradier de bonheur quand on est malheureux
être fort c’est essayer de pardonner à quelqu’un qui ne mérite pas votre pardon
être fort c’est attendre quand on ne croit pas au retour
être fort c’est rester calme dans des moments de désespoir
être fort c’est montrer de la joie quand on ne le ressent pas
être fort c’est sourire quand on souhaite pleurer
être fort c’est rendre quelqu’un heureux quand on a le cœur en morceaux
être fort c’est se taire quand l’idéal serait de crier à tous son angoisse
être fort c’est consoler quelqu’un quand on a besoin de réconfort
être fort c’est avoir la foi bien que l’on ne croit pas

3 réponses à “Les hommages des obsèques”

  1. 9 12 2009
    claudine (19:41:29) :

    Je suis très émue en parcourant votre blog. C’est si injuste la mort d’un enfant, votre fils est magnifique et son parcours sans faute.
    Joe continuera de veiller sur sa famille et sur tous ceux qu’il aimait, Il n’est plus dans votre champ de vision mais il sera toujours dans votre coeur et près de vous…
    Tout mon soutien pour vous tous, et tendres pensées à votre enfant chéri

  2. 26 12 2009
    Isabelle (00:43:41) :

    Michel,

    A mon tour de découvrir le blog de Jonathan… avec émotions…
    Vous lui avez fait un bel hommage.
    Que l’Amour que vous lui portiez, que vous portez à sa maman et à ses frères vous aident à poursuivre votre chemin.
    Une douce pensée pour « Joe »
    Isabelle (melucale)

  3. 8 03 2010
    pauline (11:28:03) :

    je ne peux que pleurer en lisant les textes…g le coeur sérré..

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